dessin , gravure , eau forte , pointe sèche , aquatinte , manière noire , burin , estampe , édition , peinture , ....
15 nov. 2009
6 oct. 2009
19 sept. 2009
19 juin 2009
13 mai 2009
trait-geste
Performance publique autour de
TRAIT-GESTE
un projet de
Hélène IRATCHET et Rachel GARCIA
avec un groupe d’étudiants de l’ERSEP de Tourcoing
et de participants volontaires
Recherche expérimentale et performative autour du dessin
menée en collaboration avec l’ERSEP de Tourcoing
Quels sont les liens qui unissent le dessinateur à son modèle ? Quelle est la relation entre le regardeur et le dessinateur? Comment se lient ces trois corps distincts et pourtant indissociables ? ... Des interrogations qui animent la recherche expérimentale que mèneront Hélène Iratchet et Rachel Garcia avec un groupe de participants volontaires, à la malterie du 11 au 15 mai.
Performance publique :
le 15 mai à 18h
Pour suivre le workshop au jour le jour, rendez-vous sur le Blog des résidents du Plateau de la malterie : http://malterieplateau.canalblog.com/
11 avr. 2009
le bic c'est chic


vernissage le lundi 4 à partir de 18h30
exposition visible du mercredi au samedi de 13h à 19h.
58 rue du Général de Gaulle 59110 La Madeleine
Voici des extraits de fragments,
des germes d'un grand tout,
un tout trop vaste pour le percevoir.
La bille du bic tresse une forme,
encre la fibre du papier,
développe l'enveloppe et ferme la forme.
Par grandes semences et fusions ,
jets de dés et dédales d'idées,
neurones et rétines sont en marches.
Dans l'ombre-plis d'un plan-noeud ,
la courbure du mouvement crée le reflet,
une perspective sur l'origine-devenir.
Là , exhumé du Blanc , visible
fibres ,faisceaux et flux ;
du temps sur un plan.
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LA VOIX DU NORD/ NORD ECLAIR
MARCQ EN BAROEUL
« Le Bic c'est chic » à La Vitrine jusqu'au 30 mai
Publié le vendredi 08 mai 2009 à 06h00
L'espace est imprégné de l'univers de l'artiste. Un univers tracé à la pointe d'un stylo à bille medium. Aux murs, des dessins et un écrit poétique qui résume sa démarche. Les premiers ouvrent la porte d'un monde de l'infiniment petit qui germe, se développe, se met en mouvement ; c'est aussi celui du détail qui aimante l'oeil du visiteur. Instinctivement, chacun s'approche au plus près pour découvrir la vie qui semble y fourmiller.
Sur les étagères, les gravures, les carnets que le dessinateur ne peut s'empêcher de remplir au fur et à mesure de ses balades. Il y a aussi son recueil Germes, édité chez Nuit myrtide Edition. Enfin comme une malle aux trésors, des fragments de son quotidien, livres, disques, objets, coquillages... sont rassemblés comme pour expliquer le souci du détail révélé par les oeuvres.
Yann Legrand apprécie la liberté offerte par l'outil, le Bic, et son support, les fibres de papier, carnets ou feuilles. Comme il aime à prendre son sac-à-dos et partir par les chemins, son travail, tout en souplesse, nuances et articulations semble progresser et avancer spontanément sous l'impulsion du poignet. « C'est au prix de centaines d'heures de travail, tout de même », a confié l'artiste. Si tout semble s'opposer à son travail en parallèle de la peinture, visages colorés, formes abstraites, il y a toujours ce souci du détail. Paradoxalement, transparaît une certaine impression de troisième dimension. Exposition visible jusqu'au 30 mai. Yann Legrand sera présent dans la galerie le samedi, sauf le 30 mai, à La Vitrine 58 rue du Général-de-Gaulle. Tél. : 03.28.07.91.29.
23 févr. 2009
à quoi tu penses ?







Ses photos, ses tableaux l'interpellent. Le peintre part alors à la rencontre de cette artiste américaine à coups de pinceau jusqu'à la connaître. L'intimité créée, le travail commence. Le portrait de Georgia O'Keeffe marque le début d'une série de portraits qui deviendra une exposition.
Un portrait d'Andreï Tarkovsky suit, hommage à un personnage complexe, en quête d'absolu. Morton Feldman le compagnon musical aérien des séances de travail , trouve logiquement sa place dans ce qui devient peu à peu une salutation non pas au soleil, mais à des artistes chers à Yann. Le peintre cherche désormais un visage plus brut, une esthétique qui domine et surpasse l'univers de l'artiste peint. Vient alors la « sacrée gueule » d'Atahualpa Yupanqui, guitariste chanteur argentin. Puis arrive l'autoportrait. Le bleu, entre mort et souffle de vie, s'estompe au profit d'un violet rosé. La vie semble presque reprendre ses droits dans cet autoportrait. Mais comme pour se soustraire à ses pairs, Yann Legrand peint seul son autoportrait dans un autre ton. Le bleu reparaît indubitablement dans le portrait suivant, celui du cinéaste David Lynch et son lot d'idées nébuleuses, son vaste monde intérieur, atypique, calme et tortueux. Cette série de portraits se termine comme elle avait commencé avec une femme, Nina Hagen, chanteuse préférée de Yann lorsqu'il était petit. Une immersion de l'enfance.
Comme pour faire sien ces univers inspirés, passionnés, tempétueux, Y. Legrand peint ses artistes admirés. Il leur offre son propre univers en quête de leur réponse peut-être.
texte de Mathilde Beltramo
9 févr. 2009
8 févr. 2009
GERMES



voici donc quelques extraits de GERMES , recueil de dessins au bic noir tout droit sortit d'un de mes derniers carnets achevé en février 2008 avec une préface de Claire Charrier édité chez nuit myrtide éditions (http://www.vazemsky.com/) . Un tirage de tête de 26 exemplaires existe aussi contenant un dessin original.
« Germes » regroupe une sélection de dessins au stylo bille achevés en février 2008. Comme l’indique le titre, Yann Legrand ne dessine pas des formes achevées mais essaie de saisir « ce qui pousse », le rythme de la nature. Il cherche à comprendre le surgissement spontané des formes, leur développement progressif.
Ces dessins sont « un travail du geste ». Appréciant particulièrement la tradition de la peinture chinoise l’artiste n’imite pas la nature, mais tente de laisser agir en lui sa force créatrice. Le fond vide - le blanc du papier - fait apparaître cette force dans toute sa puissance. A partir du néant, surgit un mouvement qui se déploie. La réserve devient partie intégrante de l’œuvre : lieu du devenir, elle indique les différentes directions que peut suivre ce mouvement.
Le dessin, qui patiemment fait apparaître une masse de traits, tend paradoxalement à faire disparaître tout trait. Confrontés à la matière de manière extrêmement rapprochée – à ses fibres- nous vivons l’expérience des limites de la vision : jusqu’où l’œil peut-il voir ? Si les contours s’effacent, est-ce parce que nous contemplons la réalité, c’est-à-dire le devenir ? Pouvons-nous percevoir le dynamisme par lequel aucune chose ne reste identique à elle-même ? Ou bien n’est-ce pas la lumière qui dévore les contours et qui nous éblouit, nous empêchant d’accéder au mystère de l’origine?
Claire Charrier